Crise scolaire frontalier : Genève interdit la scolarité publique aux enfants non résidents à partir de 2026

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Interdiction de scolarité à Genève : une mesure qui divise

Dès la rentrée 2026, la scolarité publique à Genève sera réservée aux enfants résidant dans le canton, une décision prise par les autorités cantonales en juin dernier. Cette mesure, dénoncée comme brutale par les familles frontalières, concerne environ 2 500 enfants issus de France, principalement de Haute-Savoie, qui étaient scolarisés en Suisse. Ces familles, craignant une rupture dans la continuité éducative de leurs enfants, ont dépôsé une quarantaine de recours pour que leurs enfants, déjà engagés dans le système genevois, puissent terminer leur cursus jusqu’à la maturité. La décision genevoise, justifiée par un souci de favoriser les liens sociaux locaux, est perçue comme une démarche comptable par ses détracteurs. La mobilisation des élus français est forte, qualifiant cette décision de mépris total, et la situation pourrait évoluer avec une proposition de compromis discutée au conseil d’État genevois dans les prochains jours. La tension entre la Suisse et la France sur ce sujet fragile reste vive, alors que les familles concernées suivent attentivement l’évolution de la crise.