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chasse aux carburants à prix mini : comment les frontaliers raflent la mise aux frontières !

Chasse aux Carburants à Prix Mini : Comment les Frontaliers Raflent la Mise aux Frontières !

Les frontaliers continuent de traverser la frontière pour faire le plein de carburant. La hausse des tarifs des carburants pousse de nombreux automobilistes à chercher la meilleure offre, et parfois, cela signifie simplement traverser la frontière. Dans cet article, nous allons explorer les différents pays voisins où les frontaliers peuvent trouver des prix plus avantageux.

Pour les Alsaciens et les Mosellans, traverser le Rhin pour faire le plein de carburant est une habitude bien ancrée. Selon l’ADAC (Allgemeiner Deutscher Automobil-Club), le litre de diesel coûte en moyenne 1,86 euro en Allemagne, tandis que le Super E10 (essence) fluctue autour d’1,90 euro. Certains automobilistes utilisent même des applications qui leur permettent de trouver les moments où le diesel est moins cher dans la journée. En se rendant en Allemagne, ils peuvent économiser jusqu’à dix euros par plein d’essence.

La principauté d’Andorre, située entre la France et l’Espagne, propose des taxes très faibles sur les produits manufacturés, ce qui se traduit par des prix très attractifs pour le carburant. Le litre de SP95 y coûte 1,50 euro, le SP98 est à 1,59 euro et le gazole à 1,45 euro. Il faut se rendre en Roumanie ou en Bulgarie pour trouver des prix encore plus bas en Europe. Cependant, Andorre se mérite dans les Pyrénées, à moins de prendre la route entre Toulouse et Barcelone par exemple.

La Belgique offre généralement des prix de carburant moins élevés, principalement en raison d’une fiscalité moins lourde. Pour un plein de 50 litres de SP95 (E10), il en coûtera entre 83,95 et 87,40 euros en Belgique, contre près de 100 euros en France. Cela représente une économie pouvant aller jusqu’à 14%. Les autres carburants, tels que le SP98 (E5) et le gazole, présentent également des différences de prix, bien que moins flagrantes.

L’Espagne est également une destination prisée pour les frontaliers à la recherche de carburant moins cher. Les prix varient selon les régions, mais dans certaines localités, le prix du E95 est à 1,49 euro, ce qui permet de réaliser des économies significatives par rapport aux prix français. Certains habitants des villes frontalières profitent de ces différences de prix pour faire le plein en Espagne et économiser jusqu’à 16 euros sur un plein de diesel.

Au Luxembourg, les prix du carburant sont souvent plus élevés, mais restent attractifs pour les frontaliers français. Le litre de SP95 y est actuellement à 1,64 euro et le gazole à 1,70 euro. Certains automobilistes français font le choix de se rendre au Luxembourg pour faire le plein de carburant, mais également pour acheter de l’alcool, des cigarettes et d’autres produits moins chers qu’en France.

Enfin, la Suisse propose également des prix du carburant relativement élevés. Cependant, en cherchant un peu, certaines stations suisses affichent des prix de SP95 en dessous de 1,80 euro, bien que ces stations soient souvent éloignées de la frontière française. Malgré tout, certains frontaliers travaillant en Suisse font le choix de faire le plein dans ce pays pour réaliser des économies.

Les frontaliers continuent de traverser la frontière pour trouver des prix plus avantageux pour le carburant. Que ce soit en Allemagne, en Belgique, en Espagne, au Luxembourg ou en Suisse, les différences de prix peuvent représenter des économies significatives pour les automobilistes. Cependant, il est important de prendre en compte les coûts supplémentaires liés aux trajets et de s’assurer de respecter les réglementations douanières lors du transport de produits d’un pays à l’autre.

genève: le surprenant ballet des frontaliers en voiture, un arrêt forcé à l’horizon?

Genève: Le surprenant ballet des frontaliers en voiture, un arrêt forcé à l’horizon?

Les frontaliers français qui travaillent en Suisse sont nombreux à se rendre quotidiennement dans le canton de Genève. Selon les données de l’Office cantonal de la statistique, en 2020, 78% des 115’300 pendulaires français se rendaient au travail en voiture. Ce chiffre peut sembler élevé, mais il faut le mettre en contexte. En effet, en 2014, la proportion de frontaliers utilisant la voiture était de 80,4%, soit trois points de plus qu’en 2020. Il y a donc une évolution positive, bien que le taux actuel reste préoccupant.

Le canton de Genève est très attractif pour les frontaliers français, notamment en raison des nombreux emplois disponibles dans des secteurs tels que les hôpitaux, la restauration et les banques. Cependant, cette dépendance à la voiture s’explique en partie par le manque d’offre de transports en commun dans certaines régions de France voisine. En dehors de l’agglomération annemassienne, de Ferney et de Saint-Julien, une partie importante du Grand Genève est mal desservie. Par exemple, le Pays de Gex manque de liaisons rapides avec la Suisse, à l’exception de Thoiry.

Le chercheur Vincent Kaufmann, spécialisé dans la mobilité, souligne également que de nombreux frontaliers français vivent dans des maisons individuelles éloignées les unes des autres, ce qui rend difficile la mise en place de transports publics efficaces. Pour une grande partie de cette population, l’utilisation de la voiture est donc imposée par le manque d’infrastructures adaptées.

Cependant, il existe des solutions pour encourager le transfert modal vers les transports en commun. Vincent Kaufmann suggère par exemple la création de bus express, sur le modèle de ceux reliant Marseille à Aix-en-Provence. Cela permettrait de proposer des alternatives rapides et efficaces aux frontaliers qui se rendent en Suisse.

Il est également intéressant de noter que les frontaliers se rendant dans le canton de Vaud sont plus enclins à utiliser les transports en commun. Les distances à parcourir sont plus longues que pour ceux qui se rendent à Genève, ce qui peut dissuader l’utilisation de la voiture. De plus, les services ferroviaires sont bien développés dans tout le canton de Vaud.

Il est donc nécessaire de prendre des mesures pour améliorer l’offre de transports en commun dans les régions françaises proches de la Suisse. Cela pourrait non seulement réduire la dépendance à la voiture, mais aussi contribuer à la diminution des embouteillages et de la pollution. Cependant, il est important de rester pragmatique et de prendre en compte les contraintes financières et les délais de construction nécessaires pour mettre en place de nouvelles infrastructures.

Bien que le taux de frontaliers utilisant la voiture pour se rendre au travail en Suisse ait légèrement diminué ces dernières années, il reste encore beaucoup à faire pour encourager le transfert modal vers les transports en commun. Le manque d’infrastructures adaptées et le développement de l’étalement urbain sont des obstacles à surmonter. Cependant, des solutions telles que la création de bus express peuvent être mises en place rapidement et offrir des alternatives efficaces aux frontaliers. Il est essentiel d’investir dans les transports en commun pour faciliter les déplacements transfrontaliers et améliorer la qualité de vie des travailleurs frontaliers.

mobilité transfrontalière à gex: comment transformer ce casse tête en opportunité verte?

Mobilité transfrontalière à Gex: Comment transformer ce casse-tête en opportunité verte?

Grand Genève : Le Pays de Gex souffre de sa mobilité transfrontalière

Le Pays de Gex, situé au nord-ouest du canton de Genève, est confronté à d’importants problèmes de mobilité. C’est ce que révèle un récent rapport de la Cour des comptes française, publié le 7 septembre. En effet, la région manque cruellement d’infrastructures pour faire face aux flux de voitures en direction de Genève. Face à cette situation alarmante, le spécialiste de la mobilité, Sébastien Munafò, appelle à un changement de vision pour l’agglomération.

Selon l’étude relayée par « Le pays gessien », 85% des frontaliers de la région se rendent en Suisse en transport individuel motorisé. Ce taux élevé s’explique en partie par l’offre de transports en commun insuffisante, qui ne parvient pas à motiver les habitants à abandonner l’usage de la voiture individuelle. De plus, la géographie particulière du Pays de Gex, en tant que double périphérie de l’Ain et du canton de Genève, avec des localités principalement résidentielles, contribue à cette situation.

Les projets futurs visant à améliorer la mobilité dans la région prendront du temps à se concrétiser. En effet, la mise en place des bus à haut niveau de service (BHNS) connaît actuellement d’importantes difficultés techniques, rendant peu probable leur entrée en service d’ici 2026, comme initialement prévu. De plus, l’offre de parkings relais (P+R) est presque inexistante dans l’agglomération. Or, ces parkings sont indispensables pour favoriser le report modal en faveur des transports en commun.

La Cour des comptes conclut son rapport en évoquant un constat alarmant : « Dans ces conditions, la mise en service des infrastructures nécessaires risque d’être trop tardive au regard de la dynamique démographique observée et de l’augmentation en cours du trafic automobile ». Chaque jour, quinze nouvelles voitures sont mises sur les routes gessiennes.

Pour faire face à cette urgence, Sébastien Munafò estime qu’il est temps de poser une vision à long terme pour répondre à la demande en transports et structurer le territoire. Selon lui, cette vision doit passer par le développement du ferroviaire. En effet, la desserte par BHNS ne suffira pas à endiguer le trafic motorisé en direction de Genève. Pour les frontaliers de cette région, le temps de trajet en bus serait au minimum de 50 minutes, ce qui n’est pas attractif par rapport à la voiture individuelle. Les parkings relais ne parviennent à absorber qu’1 à 2% des automobilistes. En comparaison, une ligne de tramway ou un train régional permettraient de réduire de 20 à 30% le trafic motorisé. Il est donc urgent de réfléchir dès à présent à étendre le dispositif du Léman Express, qui fonctionne très bien.

Cependant, trouver les fonds nécessaires pour construire ces infrastructures ferroviaires lourdes reste un défi. Actuellement, seulement 9% des investissements de l’agglomération sont dédiés à la mobilité. Selon Sébastien Munafò, le Canton doit être proactif et envisager de réinventer le fonds transfrontalier ou d’utiliser une partie des revenus du futur péage urbain pour financer ces projets. Au final, les Genevois seraient gagnants, avec moins de congestion en ville et moins de pollution.

Il est donc urgent d’agir pour améliorer la mobilité transfrontalière dans le Pays de Gex. La mise en place de nouvelles infrastructures et le développement du transport ferroviaire sont des solutions à envisager pour répondre aux besoins croissants de la région.