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Frontaliers contre Salariés en Euros : La Course au Logement en France Voisine

frontaliers contre salariés en euros : la course au logement en france voisine

Frontaliers contre Salariés en Euros : La Course au Logement en France Voisine

Loyers en France voisine : les salariés en euros délogés par les frontaliers

Les loyers en France voisine connaissent une hausse constante, impactant directement les salariés en euros. Cette situation est principalement due au pouvoir d’achat plus élevé des frontaliers travaillant en Suisse. En effet, de nombreux frontaliers préfèrent habiter en France pour bénéficier de prix immobiliers plus abordables tout en conservant leur couverture sociale.

Saint-Julien-en-Genevois, située à une dizaine de kilomètres de Genève, est une commune très prisée des frontaliers. Les agences immobilières affichent des loyers prohibitifs, tels qu’un trois pièces à 1500 euros par mois ou un 35 m2 pour 790 euros. Cette réalité rend la recherche d’un logement difficile pour les salariés en euros.

Une jeune mère de famille travaillant à la mairie de Saint-Julien témoigne de cette situation : « Se loger ici n’est pas dans mes moyens. J’ai un petit garçon et je suis enceinte, donc si je voulais me loger ici, il me faudrait un T3, à minimum 1250 euros ». Contraints de se loger à plusieurs dizaines de kilomètres dans la direction opposée de la Suisse, de nombreux salariés en euros font face à des difficultés pour trouver un logement adapté à leurs besoins.

Les prix immobiliers élevés à Saint-Julien-en-Genevois s’expliquent par sa proximité avec la douane suisse. En s’éloignant de cette zone, les prix chutent considérablement. Les agences immobilières réclament souvent trois fois le loyer en salaire, ce qui cible directement les frontaliers bénéficiant de salaires élevés en Suisse. Cette situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on considère que le salaire minimum dans le canton de Genève est de 4500 francs suisses (4654 euros), creusant ainsi l’écart entre les salariés en euros et les frontaliers.

Annemasse, une ville située à proximité de Saint-Julien-en-Genevois, a d’ailleurs été classée quatrième ville la plus inégalitaire de France en 2021. Les 10% les plus riches y gagnent plus de 5 fois plus que les 10% les plus pauvres. Cette réalité se traduit par des conditions de vie difficiles pour certains habitants, certains étant contraints de vivre dans leur voiture faute de pouvoir se loger correctement.

En Haute-Savoie, le prix médian au m2 a augmenté de 30% en cinq ans, reflétant la tendance générale de la région. La demande de logements reste élevée malgré ces prix élevés, ce qui alimente la hausse des loyers.

Face à cette situation, les salariés en euros se retrouvent délogés et peinent à trouver un logement adapté à leurs besoins et à leurs moyens financiers. Cette problématique met en évidence l’importance de prendre des mesures pour réguler les prix immobiliers et assurer un accès équitable au logement pour tous.

Les loyers en France voisine sont fortement influencés par le pouvoir d’achat plus élevé des frontaliers travaillant en Suisse. Cette réalité pénalise les salariés en euros, qui rencontrent des difficultés pour se loger dans des zones prisées par les frontaliers. La hausse des loyers et l’inégalité croissante entre les salariés en euros et les frontaliers mettent en lumière la nécessité d’adopter des mesures pour garantir un accès équitable au logement pour tous.

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