Panne informatique à l’Agence des services frontaliers : chaos pour les frontaliers et le transport

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Une crise majeure à la frontière canadienne

Depuis une semaine, une panne informatique prolongée à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) perturbe considérablement le flux de marchandises et de voyageurs. Du 28 septembre au 5 octobre, les transporteurs, courtiers en douane et agents frontaliers ont dû faire face à des retards importants et des méthodes de travail manuelles, reprenant l’usage du papier pour traiter les dossiers. Selon Julien Arsenault de La Presse, cette situation a nécessité le regroupement manuel d’informations habituellement transmises électroniquement à l’Agence, rallongeant les délais et provoquant des coûts inattendus en entreposage.

Impacts sur la logistique et le commerce

Les acteurs du secteur ont décrit cette crise comme chaotique, évoquant une situation d’urgence. Des chauffeurs et courtiers ont dû attendre plusieurs heures aux postes frontaliers, certains étant contraints de remettre en main propre des documents aux douaniers. Sylvie Robert, directrice de douane chez Transport Bourassa, souligne que cette panne a engendré une perte de temps considérable et mobilisé de nombreuses ressources pour continuer à faire avancer les marchandises. La situation a également poussé certains à supporter des coûts supplémentaires, notamment pour des frais d’entreposage, faute d’avoir pu dédouaner les produits dans les délais habituels.

Une série de perturbations récurrentes

L’ASFC a indiqué que ces problèmes techniques seraient dus à des « problèmes imprévus lors de l’entretien régulier des systèmes » et précise qu’il n’y a pas de signe d’attaque cybernétique. Cependant, cette panne n’est pas une situation isolée. La présidente de la Société canadienne des courtiers en douane (SCCD), Janine Harker, a signalé plus de 50 pannes du système depuis la mise en place de cette gestion en ligne, illustrant une instabilité chronique depuis un an. Les perturbations fréquentes ont gravement ébranlé la confiance des acteurs qui dénoncent un manque de réponses concrètes de la part de l’ASFC.

Une réponse inadéquate à la crise

Face à cette situation de crise, les professionnels ont dû improviser pour limiter les dégâts. La SCCD déplore l’absence de mesures efficaces pour stabiliser le système, ce qui a accentué la crise en multipliant les démarches manuelles et en retardant la circulation des marchandises. Bien que l’impact reste contenu en apparence, cette panne révèle la fragilité du système de gestion électronique des douanes et soulève des inquiétudes quant à la résilience de la chaîne logistique frontalière.