Travailleurs frontaliers en 2026 : un portrait en pleine mutation dans le Doubs
Table of Contents
- Une croissance constante et un profil type précis
- Profil type du frontalier
- Disparités de revenus et inégalités
Une croissance constante et un profil type précis
Selon un rapport de l’Urssaf publié en février 2026, le nombre de travailleurs frontaliers en Suisse ne cesse d’augmenter. En 2024, ils sont 234 000 en France, enregistrant une croissance de 4,5 % en un an. Le département du Doubs se positionne comme le deuxième département français comptant le plus de frontaliers, avec plus de 20 % de ces travailleurs y résidant. La majorité d’entre eux travaillent dans le secteur de l’industrie manufacturière, représentant 45 % du total.
Profil type du frontalier
Le portrait statistique dressé par l’Urssaf présente un profil de l’homme frontalier en 2026 : il a en moyenne 43 ans, travaille dans le canton de Genève et déclare un salaire annuel de 59 790 euros. En déplacement, il parcourt en moyenne 34 kilomètres entre son domicile et son lieu de travail. Ces caractéristiques illustrent la réalité quotidienne de nombreux travailleurs frontaliers dans cette région spécifique.
Disparités de revenus et inégalités
Malgré une hausse générale du revenu fiscal des frontaliers (+7 % par rapport à 2022), l’étude révèle de fortes disparités selon le sexe, l’âge et la localisation. Un frontalier homme gagne en moyenne 21 % de plus qu’une femme occupant le même poste et ayant le même âge. De plus, ceux qui résident dans les cantons de Vaud et de Genève bénéficient de rémunérations nettement supérieures à leurs homologues dans d’autres régions. Ces écarts mettent en lumière des inégalités persistantes dans un contexte de croissance du nombre de frontaliers.