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Auteur/autrice : Florent

explosion du taux d’absentéisme au luxembourg : le milliard d’euros qui fait tiquer les entreprises en 2022 !

Explosion du Taux d’Absentéisme au Luxembourg : Le Milliard d’Euros qui Fait Tiquer les Entreprises en 2022 !

En juillet dernier, la Caisse nationale de santé (CNS) a publié des chiffres alarmants concernant l’absentéisme au Luxembourg. En 2022, pas moins de 8 millions de jours d’absence pour maladie ont été octroyés aux salariés en poste dans le pays. Cette statistique inquiétante a été confirmée par un rapport de l’Inspection générale de la Sécurité sociale (IGSS), qui révèle que les entreprises luxembourgeoises ont connu un taux d’absentéisme jamais atteint auparavant.

En moyenne, le taux d’absentéisme constaté en 2022 a non seulement augmenté par rapport à l’année précédente, mais il est également supérieur au « pic » de 2020, lorsque les mesures sanitaires liées à la pandémie de Covid-19 ont perturbé l’économie pendant plusieurs mois. Ainsi, le taux d’absentéisme en 2022 a atteint un nouveau record national de 5,2 %, soit l’équivalent de 5 jours non prestés pour 100 jours d’activité attendus.

Le rapport de l’IGSS souligne également que 66 % des salariés ont été contraints de renoncer à venir travailler au moins une fois au cours des 12 derniers mois pour des raisons médicales. Ce pourcentage varie bien sûr selon les branches d’activité, mais il a augmenté dans l’ensemble des secteurs.

Il est intéressant de noter que si le nombre d’absences de longue durée a diminué, les arrêts de courte durée (-21 jours) ont quant à eux été beaucoup plus fréquents. Cette donnée est importante car selon le nombre de jours d’arrêts maladie, la « charge financière » de l’employé concerné ne pèse pas de la même manière sur les épaules de l’employeur et de la CNS. En effet, pendant les 13 premières semaines d’arrêt, c’est l’employeur qui doit assumer la rémunération, puis c’est la CNS qui prend en charge l’indemnisation.

Selon les calculs de l’IGSS, le coût direct de l’absentéisme au Luxembourg en 2022 s’élève à 1 milliard d’euros. Il convient de souligner que cette somme ne prend pas en compte les pertes de productivité ou les frais de remplacement de la personne malade, par exemple. En analysant plus en détail la répartition de cette facture, on constate que 70 % des coûts directs sont supportés par les employeurs, tandis que les 30 % restants sont pris en charge par la CNS. Cette répartition s’explique par le fait que les absences de courte durée sont plus fréquentes et supportées par les entreprises.

Face à cette situation préoccupante, plusieurs secteurs d’activité, tels que l’HORESCA, réclament des mesures pour faire face à ces absences récurrentes. Ils demandent notamment une baisse de la TVA sur les alcools servis, mais ils rencontrent également des difficultés liées au recul du nombre de clients et à la difficulté de recruter.

Le Luxembourg fait face à un taux d’absentéisme record en 2022, mettant à rude épreuve les entreprises du pays. Les coûts directs de l’absentéisme s’élèvent à 1 milliard d’euros, principalement supportés par les employeurs. Des mesures devront être prises pour faire face à ce problème et limiter les conséquences économiques et sociales de l’absentéisme au Luxembourg.

genève: le surprenant ballet des frontaliers en voiture, un arrêt forcé à l’horizon?

Genève: Le surprenant ballet des frontaliers en voiture, un arrêt forcé à l’horizon?

Les frontaliers français qui travaillent en Suisse sont nombreux à se rendre quotidiennement dans le canton de Genève. Selon les données de l’Office cantonal de la statistique, en 2020, 78% des 115’300 pendulaires français se rendaient au travail en voiture. Ce chiffre peut sembler élevé, mais il faut le mettre en contexte. En effet, en 2014, la proportion de frontaliers utilisant la voiture était de 80,4%, soit trois points de plus qu’en 2020. Il y a donc une évolution positive, bien que le taux actuel reste préoccupant.

Le canton de Genève est très attractif pour les frontaliers français, notamment en raison des nombreux emplois disponibles dans des secteurs tels que les hôpitaux, la restauration et les banques. Cependant, cette dépendance à la voiture s’explique en partie par le manque d’offre de transports en commun dans certaines régions de France voisine. En dehors de l’agglomération annemassienne, de Ferney et de Saint-Julien, une partie importante du Grand Genève est mal desservie. Par exemple, le Pays de Gex manque de liaisons rapides avec la Suisse, à l’exception de Thoiry.

Le chercheur Vincent Kaufmann, spécialisé dans la mobilité, souligne également que de nombreux frontaliers français vivent dans des maisons individuelles éloignées les unes des autres, ce qui rend difficile la mise en place de transports publics efficaces. Pour une grande partie de cette population, l’utilisation de la voiture est donc imposée par le manque d’infrastructures adaptées.

Cependant, il existe des solutions pour encourager le transfert modal vers les transports en commun. Vincent Kaufmann suggère par exemple la création de bus express, sur le modèle de ceux reliant Marseille à Aix-en-Provence. Cela permettrait de proposer des alternatives rapides et efficaces aux frontaliers qui se rendent en Suisse.

Il est également intéressant de noter que les frontaliers se rendant dans le canton de Vaud sont plus enclins à utiliser les transports en commun. Les distances à parcourir sont plus longues que pour ceux qui se rendent à Genève, ce qui peut dissuader l’utilisation de la voiture. De plus, les services ferroviaires sont bien développés dans tout le canton de Vaud.

Il est donc nécessaire de prendre des mesures pour améliorer l’offre de transports en commun dans les régions françaises proches de la Suisse. Cela pourrait non seulement réduire la dépendance à la voiture, mais aussi contribuer à la diminution des embouteillages et de la pollution. Cependant, il est important de rester pragmatique et de prendre en compte les contraintes financières et les délais de construction nécessaires pour mettre en place de nouvelles infrastructures.

Bien que le taux de frontaliers utilisant la voiture pour se rendre au travail en Suisse ait légèrement diminué ces dernières années, il reste encore beaucoup à faire pour encourager le transfert modal vers les transports en commun. Le manque d’infrastructures adaptées et le développement de l’étalement urbain sont des obstacles à surmonter. Cependant, des solutions telles que la création de bus express peuvent être mises en place rapidement et offrir des alternatives efficaces aux frontaliers. Il est essentiel d’investir dans les transports en commun pour faciliter les déplacements transfrontaliers et améliorer la qualité de vie des travailleurs frontaliers.

révolution des allocations familiales pour frontaliers séparés : découvrez la nouvelle loi qui bouleverse la donnée !

Révolution des Allocations Familiales pour Frontaliers Séparés : Découvrez la Nouvelle Loi qui Bouleverse la Donnée !

Les allocations familiales constituent une aide financière importante pour les familles ayant des enfants. Dans le cas des parents séparés, l’attribution de ces allocations dépendait jusqu’à récemment de la personne physique ou morale auprès de laquelle l’enfant avait son domicile légal et sa résidence effective et continue. Cependant, une modification importante a été apportée récemment grâce à la loi du 23 décembre 2022 N°668. Selon cette loi, sur demande conjointe des parents, le paiement de l’allocation familiale peut être partagé par moitié entre les deux parents.

Cependant, il est important de noter que la procédure de partage des allocations n’est pas encore opérationnelle dans le système interne de répartition des allocations de la Caisse pour l’avenir des enfants (CAE). Pour le moment, les parents peuvent faire une demande de partage par courrier, mais celle-ci ne peut pas encore être prise en compte. Il est donc préférable d’attendre que la CAE intègre le programme dans son logiciel ou d’éviter de faire la demande pour le moment. Si les parents souhaitent tout de même partager les allocations, il est recommandé de désigner clairement, d’un commun accord, un bénéficiaire dans leur courrier signé par les deux parents.

En cas de désaccord entre les parents, il revient à la Caisse pour l’avenir des enfants de déterminer l’attributaire de l’allocation familiale dans l’intérêt de l’enfant, en se basant sur les informations dont elle dispose.

Il est également intéressant de noter que les allocations familiales au Luxembourg peuvent varier en fonction de différents critères tels que le nombre d’enfants, l’âge des enfants et le revenu des parents. Pour calculer le montant des allocations familiales au Luxembourg, il est possible d’utiliser une calculatrice en ligne mise à disposition.

En dehors de cette question spécifique des allocations familiales, d’autres sujets d’actualité sont à souligner. Par exemple, suite aux élections législatives, le Premier ministre a présenté sa démission au Grand-Duc, signifiant ainsi la fin de la coalition « Gambia ». De plus, trois des quatre unités de la centrale nucléaire de Moselle sont actuellement à l’arrêt en raison d’opérations de maintenance ou de rechargement.

Dans un registre plus léger, la Boulangerie Fischer se distingue par sa productivité élevée tout en conservant le savoir-faire traditionnel et la qualité artisanale qui font sa renommée. Les viennoiseries de cette boulangerie sont particulièrement appréciées pour leur authenticité.

Enfin, les supermarchés et grandes enseignes du commerce recrutent au Luxembourg. Une dizaine d’entreprises ont organisé un Jobday pour rencontrer les candidats intéressés. Il est donc temps de préparer son CV et de saisir cette opportunité.

La possibilité de partager les allocations familiales entre les parents séparés est désormais offerte grâce à la récente modification de la loi. Cependant, il est important de noter que la procédure de partage n’est pas encore opérationnelle dans le système de répartition des allocations de la CAE. Il est donc préférable d’attendre que cette procédure soit mise en place avant de faire une demande de partage. En attendant, il est recommandé de désigner clairement, d’un commun accord, un bénéficiaire dans un courrier signé par les deux parents.

Élections au luxembourg 2023 : découvrez les 7 thèmes clé pour un avenir meilleur, enfin dévoilés par les partis !

Élections au Luxembourg 2023 : Découvrez les 7 thèmes-clé pour un avenir meilleur, enfin dévoilés par les partis !

Dimanche 8 octobre 2023 marque le bilan des cinq années de pouvoir exercé par le gouvernement « Bettel II » au Luxembourg. Alors que l’inflation et les tensions internationales créent de l’incertitude chez de nombreux citoyens, il est temps de se demander quels changements sont nécessaires pour améliorer la qualité de vie, le développement du pays et répondre aux attentes des résidents et des frontaliers.

La crise du logement est l’une des préoccupations principales de ces élections. Dans un Luxembourg victime de son succès économique, les logements sont devenus inaccessibles pour de nombreux citoyens. Face à cette situation, les partis politiques proposent différentes solutions concrètes. Le parti DP, au pouvoir, a même proposé la création d’un « superministère » du Logement. Construire davantage, mieux réguler le marché, développer les régions de Luxembourg, Esch et la Nordstad, ou encore proposer des loyers abordables, les propositions sont nombreuses.

Les déplacements quotidiens sont également un souci majeur pour les résidents et les frontaliers au Luxembourg. Les autoroutes du pays sont régulièrement congestionnées aux heures de pointe, et la population ne cesse de croître. Les partis politiques proposent des solutions telles que la construction de contournements, la transition vers une mobilité plus durable ou encore la réduction des voies et des places de stationnement pour les voitures.

Le temps de travail est un sujet qui préoccupe les plus de 513 000 personnes actives au Luxembourg. Les partis politiques se positionnent sur des questions clés liées à l’emploi, comme l’indexation des salaires, les conventions collectives, les congés payés et la réforme des retraites. La réduction du temps de travail a également été politisée pendant la campagne électorale, avec des propositions allant de la semaine de 38 heures à la semaine de 32 heures, sans perte de salaire.

Le télétravail est également une préoccupation croissante pour les salariés luxembourgeois. Les partis politiques veulent encourager cette pratique en proposant des cadres légaux clairs, des jours de télétravail obligatoires ou optionnels, et une meilleure organisation du travail à distance.

Les revenus sont au coeur des promesses des candidats. La réforme du barème d’impôt unique est un incontournable des programmes, mais suscite déjà des oppositions. L’inflation et le pouvoir d’achat sont également des préoccupations majeures pour les Luxembourgeois, bien que peu développées dans les programmes des partis.

Le changement climatique est devenu une préoccupation majeure pour toutes les générations. La protection de l’environnement et de la biodiversité, la transition énergétique et l’investissement dans la mobilité douce font partie intégrante des programmes électoraux. Les partis politiques annoncent des mesures plus ou moins radicales pour lutter contre le changement climatique.

La santé a été mise à rude épreuve avec la pandémie de Covid-19, mettant en lumière les avantages et les lacunes du système de santé luxembourgeois. Les partis politiques proposent des solutions pour améliorer l’accès aux soins, la durée d’attente pour les rendez-vous médicaux et les examens, ainsi que pour combler les manques en termes d’hôpitaux, de médecins et d’infirmières.

Enfin, la famille est un sujet de préoccupation quotidienne et d’avenir pour une majorité d’électeurs. Les partis politiques proposent des solutions pour faciliter la garde des enfants, soutenir les familles monoparentales et améliorer les conditions de vie des personnes âgées.

Les élections au Luxembourg sont l’occasion pour les partis politiques de proposer des solutions concrètes pour répondre aux attentes des électeurs. La crise du logement, les problèmes de mobilité, les questions liées à l’emploi, le télétravail, les revenus, le changement climatique, la santé et la famille sont autant de sujets abordés dans les programmes des partis.

salon du frontalier 2023 : le rendez vous incontournable qui a fait vibrer plus de 2000 curieux !

Salon du Frontalier 2023 : Le rendez-vous incontournable qui a fait vibrer plus de 2000 curieux !

Le Salon du Frontalier 2023 : un événement incontournable pour les travailleurs transfrontaliers

Le Salon du Frontalier est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour les travailleurs européens et helvètes travaillant en Suisse et résidant en France. Cette année, l’événement a connu un succès retentissant, attirant près de 2000 personnes au Parc des expositions Rochexpo à La Roche-sur-Foron.

Le Groupement transfrontalier européen (GTE), à l’origine de cet événement, a décidé de changer de concept en abandonnant les traditionnelles « Journées transfrontalières » pour proposer un salon plus dynamique et attractif. Le résultat ne s’est pas fait attendre, avec une fréquentation similaire aux années précédentes et des exposants satisfaits de cette nouvelle formule.

Durant ces deux jours, vingt et un exposants et deux agences de placement étaient présents pour fournir aux visiteurs des informations et des conseils sur les modalités des contrats de travail, la fiscalité, les assurances maladie, la prévoyance professionnelle et la retraite. Trente-trois sessions de conférences et d’ateliers ont également été organisées pour permettre aux frontaliers de s’informer et d’échanger sur ces sujets cruciaux.

Le Salon du Frontalier 2023 a également coïncidé avec le 60e anniversaire de la création du GTE en 1963. Cet anniversaire a été l’occasion de célébrer le travail accompli par cette association qui oeuvre depuis des décennies à défendre les droits des travailleurs frontaliers et à faciliter leur quotidien.

L’édition de cette année a permis de relancer une nouvelle dynamique autour du Salon du Frontalier. Les visiteurs ont pu profiter de conseils personnalisés, rencontrer des experts et découvrir les dernières nouveautés en matière de législation et de droits des travailleurs transfrontaliers.

Manon Christen, chargée de communication du Groupement transfrontalier européen, se réjouit de cette édition réussie : « Nous avons été ravis de cette édition, qui relance une nouvelle dynamique. La fréquentation est similaire aux années avant Covid, et les exposants ont été dans l’ensemble tout à fait satisfaits de ce salon. »

Le succès du Salon du Frontalier 2023 témoigne de l’importance croissante des travailleurs transfrontaliers dans la région. Ils sont de plus en plus nombreux à choisir cette option pour concilier vie professionnelle en Suisse et vie personnelle en France.

Pour tous ceux qui n’ont pas pu assister à l’événement, il est toujours possible de se renseigner auprès du Groupement transfrontalier européen. Cette association met à disposition de nombreux outils et ressources pour accompagner les travailleurs frontaliers dans leurs démarches administratives et juridiques.

Le Salon du Frontalier 2023 a été un véritable succès, attirant près de 2000 personnes et offrant aux travailleurs transfrontaliers toutes les informations et les conseils nécessaires pour faciliter leur quotidien. Cette nouvelle formule a su répondre aux attentes des visiteurs et des exposants, relançant ainsi une dynamique positive pour les prochaines éditions. Le Groupement transfrontalier européen continue de jouer un rôle essentiel dans la défense des droits des travailleurs frontaliers et dans l’accompagnement des travailleurs transfrontaliers tout au long de leur parcours professionnel.

ouvrir un compte bancaire au luxembourg : les solutions pour contourner le parcours du combattant !

Ouvrir un compte bancaire au Luxembourg : les solutions pour contourner le parcours du combattant !

Ouvrir un compte bancaire au Luxembourg : une démarche de plus en plus complexe

Lorsqu’il s’agit d’ouvrir un compte bancaire, on pourrait s’attendre à ce que cela soit une procédure simple et rapide. Malheureusement, cela n’est pas toujours le cas, surtout au Luxembourg, où de nombreuses personnes rencontrent des difficultés croissantes pour ouvrir un compte bancaire.

Le Luxembourg est un territoire attractif pour les entrepreneurs souhaitant développer leur activité en Europe. Cependant, ces derniers mois, de plus en plus d’acteurs se plaignent des délais et des obstacles rencontrés lors de l’ouverture d’un compte bancaire dans le pays. Cette situation préoccupe de nombreux experts-comptables, avocats et élus, conscients de l’impact sur la compétitivité de la place financière luxembourgeoise.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces difficultés croissantes. Tout d’abord, les banques sont soumises à des réglementations strictes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Les procédures de vérification sont plus complexes, les analyses plus poussées et les banques plus prudentes. Tout cela engendre des délais d’ouverture plus longs et des coûts plus élevés. Au Luxembourg, où la réputation de la place financière est primordiale, ces questions de due diligence sont prises très au sérieux.

Un autre facteur à prendre en compte est le manque de concurrence entre les banques luxembourgeoises. En raison du nombre limité d’établissements bancaires dans le pays, certains acteurs ne se disputent pas les clients, ce qui peut expliquer les frais élevés et les délais d’ouverture plus longs.

De plus, il est parfois exigé d’avoir un compte bancaire luxembourgeois (avec un IBAN commençant par LU) lors de la création d’une entreprise ou d’un véhicule juridique. Pourtant, il n’existe pas de base légale pour cette exigence, comme l’a confirmé le ministère des Finances dans sa réponse à une question parlementaire. Cependant, certains notaires rencontrent des difficultés pour obtenir les documents nécessaires auprès de banques étrangères conformément à la législation luxembourgeoise.

Face à cette situation préoccupante, plusieurs pistes de solutions ont été avancées. Tout d’abord, il est essentiel de mieux orienter les candidats à la création d’entreprise vers les établissements bancaires prêts à les accueillir en fonction de leur activité. L’Association des banques et banquiers du Luxembourg (ABBL) travaille d’ailleurs à l’élaboration d’une liste d’établissements souhaitant s’inscrire dans cette démarche.

Ensuite, il est nécessaire de simplifier les procédures de due diligence en recourant à la technologie et en favorisant le partage des données entre les acteurs concernés. Cela permettrait de réduire les coûts liés à la conformité réglementaire pour les banques. De plus, il est primordial de remettre en question l’exigence d’un IBAN luxembourgeois lors de la création d’une entreprise.

Enfin, une autre piste de solution serait d’obliger les banques à ouvrir un compte bancaire pour tout client qui en fait la demande. Jusqu’à présent, les banques étaient libres de décider si elles souhaitaient ou non entrer en relation avec un client, en fonction de leur politique commerciale ou de gestion des risques. En instaurant cette obligation, de nouvelles questions devront être envisagées.

Il est indéniable que l’ouverture d’un compte bancaire au Luxembourg devient de plus en plus complexe. Cette situation préoccupante nécessite des mesures concrètes pour faciliter les démarches et renforcer la compétitivité de la place financière luxembourgeoise. En simplifiant les procédures, en favorisant la concurrence entre les banques et en réexaminant certaines exigences, le Luxembourg pourrait retrouver son attractivité en matière d’ouverture de compte bancaire.

Nurse explaining notes to female patient in health center

Grand Genève : La Santé Transfrontalière, Un Casse-tête Franco-Suisse à Décoder !

La santé transfrontalière peine à trouver des solutions dans le Grand Genève

La question de la santé transfrontalière est au centre des préoccupations dans la région du Grand Genève. En effet, lors d’une table ronde organisée dans le cadre du Salon du frontalier à la Roche-sur-Foron, de nombreux responsables politiques et sanitaires ont exprimé leur inquiétude quant à l’avenir de la collaboration franco-suisse sur cette question.

Le constat est unanime : la situation est préoccupante, en particulier du côté du Pays de Gex qui est devenu un véritable désert médical. Avec une population de 130’000 habitants, 15% d’entre eux n’ont pas accès aux soins. Il est également déploré l’absence de structure d’aide d’urgence et la fermeture de lits dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes faute de personnel.

La pénurie de personnel soignant est un problème récurrent dans la région. En effet, de nombreux professionnels de la santé sont attirés par les salaires plus élevés en Suisse, ce qui accentue les disparités de densité médicale entre les deux côtés de la frontière. Si la situation est moins grave du côté de la Haute-Savoie, une réelle inégalité persiste en matière d’accès aux soins.

Face à ces difficultés, des solutions doivent être trouvées. Une collaboration étroite entre les différents acteurs de la santé est essentielle pour augmenter les capacités de formation et combler le manque de personnel soignant. Des accords entre les caisses maladie pour faciliter l’accès aux soins de part et d’autre de la frontière sont également nécessaires.

Les responsables politiques présents lors de la table ronde ont souligné l’importance des conventions déjà en place entre les Hôpitaux universitaires de Genève et le CPAM de Haute-Savoie. Ces conventions permettent notamment l’accès aux urgences pour les patients de France voisine, ainsi que la possibilité de bénéficier de soins spécialisés dans les domaines de l’oncologie et des maladies rares.

Cependant, la question de l’accès aux soins reste complexe. Les systèmes de financement de la santé en France et en Suisse étant différents, des accords internationaux sont nécessaires pour faciliter les échanges et garantir un accès équitable aux soins de part et d’autre de la frontière.

La santé transfrontalière dans le Grand Genève est un enjeu majeur pour la région. Il est essentiel que les acteurs politiques et sanitaires travaillent de concert pour trouver des solutions durables et améliorer l’accès aux soins pour tous les habitants de la région. Seule une collaboration efficace et des mesures concrètes permettront de surmonter les difficultés actuelles et d’assurer une meilleure santé transfrontalière.

frontaliers contre salariés en euros : la course au logement en france voisine

Frontaliers contre Salariés en Euros : La Course au Logement en France Voisine

Loyers en France voisine : les salariés en euros délogés par les frontaliers

Les loyers en France voisine connaissent une hausse constante, impactant directement les salariés en euros. Cette situation est principalement due au pouvoir d’achat plus élevé des frontaliers travaillant en Suisse. En effet, de nombreux frontaliers préfèrent habiter en France pour bénéficier de prix immobiliers plus abordables tout en conservant leur couverture sociale.

Saint-Julien-en-Genevois, située à une dizaine de kilomètres de Genève, est une commune très prisée des frontaliers. Les agences immobilières affichent des loyers prohibitifs, tels qu’un trois pièces à 1500 euros par mois ou un 35 m2 pour 790 euros. Cette réalité rend la recherche d’un logement difficile pour les salariés en euros.

Une jeune mère de famille travaillant à la mairie de Saint-Julien témoigne de cette situation : « Se loger ici n’est pas dans mes moyens. J’ai un petit garçon et je suis enceinte, donc si je voulais me loger ici, il me faudrait un T3, à minimum 1250 euros ». Contraints de se loger à plusieurs dizaines de kilomètres dans la direction opposée de la Suisse, de nombreux salariés en euros font face à des difficultés pour trouver un logement adapté à leurs besoins.

Les prix immobiliers élevés à Saint-Julien-en-Genevois s’expliquent par sa proximité avec la douane suisse. En s’éloignant de cette zone, les prix chutent considérablement. Les agences immobilières réclament souvent trois fois le loyer en salaire, ce qui cible directement les frontaliers bénéficiant de salaires élevés en Suisse. Cette situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on considère que le salaire minimum dans le canton de Genève est de 4500 francs suisses (4654 euros), creusant ainsi l’écart entre les salariés en euros et les frontaliers.

Annemasse, une ville située à proximité de Saint-Julien-en-Genevois, a d’ailleurs été classée quatrième ville la plus inégalitaire de France en 2021. Les 10% les plus riches y gagnent plus de 5 fois plus que les 10% les plus pauvres. Cette réalité se traduit par des conditions de vie difficiles pour certains habitants, certains étant contraints de vivre dans leur voiture faute de pouvoir se loger correctement.

En Haute-Savoie, le prix médian au m2 a augmenté de 30% en cinq ans, reflétant la tendance générale de la région. La demande de logements reste élevée malgré ces prix élevés, ce qui alimente la hausse des loyers.

Face à cette situation, les salariés en euros se retrouvent délogés et peinent à trouver un logement adapté à leurs besoins et à leurs moyens financiers. Cette problématique met en évidence l’importance de prendre des mesures pour réguler les prix immobiliers et assurer un accès équitable au logement pour tous.

Les loyers en France voisine sont fortement influencés par le pouvoir d’achat plus élevé des frontaliers travaillant en Suisse. Cette réalité pénalise les salariés en euros, qui rencontrent des difficultés pour se loger dans des zones prisées par les frontaliers. La hausse des loyers et l’inégalité croissante entre les salariés en euros et les frontaliers mettent en lumière la nécessité d’adopter des mesures pour garantir un accès équitable au logement pour tous.

frontaliers français au luxembourg : zoom sur leur impressionnante progression en 2023 !

Frontaliers français au Luxembourg : Zoom sur leur impressionnante progression en 2023 !

Emploi salarié : toujours plus de frontaliers français

Le marché de l’emploi salarié au Luxembourg continue de croître, avec une hausse de 0,5% par rapport au premier trimestre de cette année, selon les données publiées par le Statec. Bien que ce pourcentage soit relativement faible, il confirme néanmoins le ralentissement de la croissance de l’emploi salarié.

En variation annuelle, la progression a été de 2,5%, soit une légère baisse par rapport au premier trimestre de l’année. Les activités financières et d’assurance, ainsi que l’administration et les autres services publics, affichent les progressions trimestrielles les plus importantes. En revanche, les activités de construction ont connu une nouvelle baisse au deuxième trimestre.

Les activités financières et d’assurance, ainsi que l’administration et les autres services publics, sont également les branches les plus dynamiques en comparaison annuelle. Les activités de gestion de fonds d’investissement et de pension ont particulièrement contribué à la croissance favorable dans le secteur des activités financières et d’assurance. Quant à l’administration centrale, elle enregistre la plus grande hausse dans le deuxième secteur.

Cependant, au-delà de ces chiffres, c’est surtout le nombre de salariés frontaliers qui continue d’augmenter plus rapidement que celui des salariés résidents. Le Statec constate une augmentation de 0,6% par rapport au premier trimestre pour les frontaliers, contre une augmentation de 0,4% pour les résidents. Les salariés frontaliers français sont ceux qui connaissent la plus forte progression, avec une hausse de 0,8% par rapport au trimestre précédent.

En variation annuelle, le nombre de salariés résidents non communautaires a progressé de 15%, tandis que celui des résidents luxembourgeois a augmenté de 1,8%. À noter que le nombre de salariés résidents communautaires a quant à lui diminué de 0,3% au deuxième trimestre.

À ce jour, le Luxembourg compte 227 842 travailleurs frontaliers, ce qui représente 47% du nombre total de salariés. Parmi eux, on compte 123 636 Français, 52 555 Allemands et 51 650 Belges.

Cette augmentation du nombre de frontaliers français au Luxembourg témoigne de l’attrait de ce pays voisin en termes d’opportunités d’emploi. Les travailleurs français sont attirés par les salaires attractifs, les avantages fiscaux et la proximité géographique avec le Luxembourg.

Cette tendance soulève également des questions sur les conséquences de cette augmentation sur le marché du travail au Luxembourg. Certains craignent que les frontaliers français ne viennent prendre des emplois aux résidents luxembourgeois, ce qui pourrait entraîner une concurrence accrue sur le marché du travail.

Toutefois, il est important de souligner que l’augmentation du nombre de frontaliers français contribue également à la croissance économique du Luxembourg. Ces travailleurs sont souvent employés dans des secteurs clés tels que la finance et l’administration, qui sont des moteurs de l’économie luxembourgeoise.

L’emploi salarié au Luxembourg continue de croître, avec une augmentation significative du nombre de frontaliers français. Cette tendance témoigne de l’attrait du Luxembourg en termes d’opportunités d’emploi, mais soulève également des questions sur les conséquences de cette augmentation sur le marché du travail. Il est essentiel de trouver un équilibre entre l’emploi des frontaliers et la protection des intérêts des résidents luxembourgeois.

mobilité transfrontalière à gex: comment transformer ce casse tête en opportunité verte?

Mobilité transfrontalière à Gex: Comment transformer ce casse-tête en opportunité verte?

Grand Genève : Le Pays de Gex souffre de sa mobilité transfrontalière

Le Pays de Gex, situé au nord-ouest du canton de Genève, est confronté à d’importants problèmes de mobilité. C’est ce que révèle un récent rapport de la Cour des comptes française, publié le 7 septembre. En effet, la région manque cruellement d’infrastructures pour faire face aux flux de voitures en direction de Genève. Face à cette situation alarmante, le spécialiste de la mobilité, Sébastien Munafò, appelle à un changement de vision pour l’agglomération.

Selon l’étude relayée par « Le pays gessien », 85% des frontaliers de la région se rendent en Suisse en transport individuel motorisé. Ce taux élevé s’explique en partie par l’offre de transports en commun insuffisante, qui ne parvient pas à motiver les habitants à abandonner l’usage de la voiture individuelle. De plus, la géographie particulière du Pays de Gex, en tant que double périphérie de l’Ain et du canton de Genève, avec des localités principalement résidentielles, contribue à cette situation.

Les projets futurs visant à améliorer la mobilité dans la région prendront du temps à se concrétiser. En effet, la mise en place des bus à haut niveau de service (BHNS) connaît actuellement d’importantes difficultés techniques, rendant peu probable leur entrée en service d’ici 2026, comme initialement prévu. De plus, l’offre de parkings relais (P+R) est presque inexistante dans l’agglomération. Or, ces parkings sont indispensables pour favoriser le report modal en faveur des transports en commun.

La Cour des comptes conclut son rapport en évoquant un constat alarmant : « Dans ces conditions, la mise en service des infrastructures nécessaires risque d’être trop tardive au regard de la dynamique démographique observée et de l’augmentation en cours du trafic automobile ». Chaque jour, quinze nouvelles voitures sont mises sur les routes gessiennes.

Pour faire face à cette urgence, Sébastien Munafò estime qu’il est temps de poser une vision à long terme pour répondre à la demande en transports et structurer le territoire. Selon lui, cette vision doit passer par le développement du ferroviaire. En effet, la desserte par BHNS ne suffira pas à endiguer le trafic motorisé en direction de Genève. Pour les frontaliers de cette région, le temps de trajet en bus serait au minimum de 50 minutes, ce qui n’est pas attractif par rapport à la voiture individuelle. Les parkings relais ne parviennent à absorber qu’1 à 2% des automobilistes. En comparaison, une ligne de tramway ou un train régional permettraient de réduire de 20 à 30% le trafic motorisé. Il est donc urgent de réfléchir dès à présent à étendre le dispositif du Léman Express, qui fonctionne très bien.

Cependant, trouver les fonds nécessaires pour construire ces infrastructures ferroviaires lourdes reste un défi. Actuellement, seulement 9% des investissements de l’agglomération sont dédiés à la mobilité. Selon Sébastien Munafò, le Canton doit être proactif et envisager de réinventer le fonds transfrontalier ou d’utiliser une partie des revenus du futur péage urbain pour financer ces projets. Au final, les Genevois seraient gagnants, avec moins de congestion en ville et moins de pollution.

Il est donc urgent d’agir pour améliorer la mobilité transfrontalière dans le Pays de Gex. La mise en place de nouvelles infrastructures et le développement du transport ferroviaire sont des solutions à envisager pour répondre aux besoins croissants de la région.

déclaration de revenus en ligne : le nouvel outil indispensable pour les travailleurs frontaliers en suisse !

Déclaration de revenus en ligne : le nouvel outil indispensable pour les travailleurs frontaliers en Suisse !

Travailleurs frontaliers en Suisse : ouverture du service en ligne de déclaration des revenus

Lundi 18 septembre 2023, l’Urssaf Franche-Comté a annoncé l’ouverture du service de déclaration des revenus pour les travailleurs frontaliers en Suisse. Cette nouvelle a été accueillie avec satisfaction par de nombreux frontaliers résidant en France, qui pourront désormais effectuer leur déclaration en ligne de manière plus pratique et rapide.

Le service des travailleurs frontaliers en Suisse est un service proposé par l’Urssaf, chargé du calcul et de l’encaissement des cotisations d’assurance maladie pour les travailleurs frontaliers en Suisse résidant en France. L’Urssaf Franche-Comté met à disposition des frontaliers différentes offres d’accompagnement personnalisé. Chaque année, l’Urssaf propose un accompagnement dans les déclarations de revenus, permettant ainsi de déterminer le montant des cotisations.

Afin d’aider les cotisants à remplir correctement leur déclaration de revenus, plusieurs actions sont déployées chaque année en septembre. Des campagnes de communication par emails et courriers sont menées, des fiches pratiques sont mises à disposition, et cette année, un webinaire annuel dédié à la déclaration des revenus est prévu à 13h.

Pour accéder à la conférence en ligne, les intéressés pourront se rendre sur le site www.youtube.com. De plus, une plateforme téléphonique composée de 14 conseillers reste joignable du lundi au vendredi au 0 806 807 713. Un voicebot est également disponible 7j/7 et 24h/24, et une messagerie est accessible via le compte en ligne.

Il est important de noter que le calcul des cotisations d’assurance maladie pour les frontaliers en Suisse se base sur les revenus perçus au cours de l’avant-dernière année. Ainsi, pour déterminer le montant des cotisations pour l’année 2024, les frontaliers devront déclarer leurs revenus de l’année 2022 figurant sur leur avis d’imposition 2023. La déclaration doit être effectuée avant le 15 octobre depuis le compte en ligne, en se munissant de son avis d’imposition 2023.

Outre le service de déclaration des revenus, les travailleurs frontaliers en Suisse peuvent également bénéficier d’autres services en ligne via leur compte. Parmi ces services figurent la consultation de leur dossier, la modification de leurs coordonnées, la simulation de cotisations, et bien d’autres encore.

L’ouverture du service en ligne de déclaration des revenus pour les travailleurs frontaliers en Suisse est une excellente nouvelle pour ces derniers. Grâce à cette nouvelle plateforme, ils pourront effectuer leur déclaration plus facilement et bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Il est donc vivement recommandé aux travailleurs frontaliers en Suisse de profiter de ce service en ligne pour remplir leur déclaration de revenus dans les délais impartis.


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